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Aujourd’hui, la situation des jeunes sur le marché du travail est inquiétante. En effet, 23.8% des jeunes sont au chômage, soit un quart de cette population se trouve en situation précaire. Ne survivant qu’à l’aide des allocations chômage ou vivant avec le RMI. Pour remédier à cette situation, le gouvernement De Villepin a décidé de lancer le contrat première embauche.
Le CPE (Contrat Première Embauche) est un vrai contrat de travail à durée indéterminée. Ce contrat est un CDI avec une période d’essai de deux ans dite période de consolidation. Il donne droit à la même rémunération que les autres salariés travaillants dans l’entreprise. La période de consolidation permet aux jeunes de se former. Elle leur donne une chance de prouver ce qu’ils valent et leurs offrent la possibilité d’entrer dans le monde du travail. Le CPE donne droit à la formation dès le deuxième mois d’activité. Les banques et les agences immobilières ouvriront plus facilement leurs portes aux jeunes se présentant avec un CPE qu’avec CDD, un contrat d’intérimaire ou avec des allocations chômages. Rappelons que les jeunes qui décrochent un CDI dès leur premier emploi sans connaître une période de chômage trop longue est très rare en France. La grande majorité des jeunes connaissent le chômage et les contrats de travail précaires. La plupart des jeunes commencent dans la vie active en enchaînant les contrats d’intérimaires, les petits boulots et autres CDD (50% des CDD durent moins d’un mois) qui débouchent très rarement sur un CDI. L’inconvénient majeur du CPE est sa période de consolidation. Avec ce nouveau contrat et le CNE, déjà existant, la flexibilité est introduite dans le monde du travail. A première vue, nous pouvons penser qu’il s’agit d’un inconvénient. Cependant, si l’on y regarde de plus près, cela peut être un avantage. En effet, le CPE permet de lever les freins à l’embauche. Une entreprise, qui connaissait une période de croissance, hésitait longuement avant de se décider à embaucher du personnel. Car si la croissance se retourne, l’entreprise se retrouve avec du personnel qu’elle ne peut pas licencier. Ses charges supplémentaires la rendent moins compétitive par rapport à d’autres entreprises qui n’ont pas embauché. En France, on a fait l’erreur de trop protéger le travail. Par conséquent, les entreprises françaises sont devenues frileuses et elles embauchent au compte goutte. Avec le CPE, les entreprises auront plus de marge de manœuvre si elles embauchent un jeune de moins de 26 ans. La flexibilité qu’elles vont gagner va permettre de créer plus d’emploi sans prendre trop de risque. Et une entreprise qui aura consacré de l’argent et deux longues années à former un employé pour le rendre opérationnel et productif ne le licenciera pas. Les entreprises ne sont pas stupides et ne s’amusent pas à jeter leurs argents par la fenêtre. Je pense personnellement que le contrat première embauche est une bonne chose. Je pense qu’il aura un impact concret sur le chômage des moins de 26 ans. Je pense que nous devons tenter l’expérience et si jamais ce contrat n’est pas à la hauteur de nos ambitions, dans ce cas, nous pourrons le retirer.
Je ne suis pas scandalisé pas le contrat première embauche, ce qui me scandalise le plus, c’est de voir la campagne de désinformation lancer par toute la gauche et par différent syndicat. Je tiens à vous rappeler que sur les vingt dernières années, la gauche a été au pouvoir pendant pas mal de temps. Et qu’a-t-elle fait pour réduire le chômage. Rien. « Contre le chômage, on a tout essayé. » François Mitterand a très bien résumé, dans cette phrase, l’incapacité de la gauche à faire baisser le taux de chômage. La gauche essaie de manipuler les jeunes en vue des élections présidentielles de 2007. L’intérêt des jeunes ne lui importe peu. Seul son intérêt compte. Elle sait très bien que les jeunes sont très influençables et faciles à mobiliser. La gauche essaie de les instrumenter pour arriver à ses fins. Cela est facilement remarquable. A part critiquer le plan ambitieux de Dominique De Villepin, qu’a-t-elle proposé comme alternative. Absolument rien. C’est à dire l’intérêt tout particulier qu’elle porte aux jeunes français. Face à ce constat, les membres du parti socialiste se sont mis à réfléchir à la dernière minute à une alternative du contrat première embauche. Et à ce moment précis, se fut la cacophonie. Chaque présidentiable à proposer son alternative. Laquelle sera retenue en 2007 si la gauche gagne ? Aucune. Enfin, si, peut être une. Le PS envisage, s’il est élu, de remettre en vigueur les contrats jeunes. Ce contrat concerne seulement le secteur public ou associatif tandis qu’avec le CPE, c’est le monde de l’entreprise qui s’ouvre à la jeunesse. Les contrats jeunes n’ont jamais réussi à ouvrir les portes de l’entreprise. Et une fois le contrat terminé, vous vous retrouvez dans la même situation précaire qu’avant. Le CPE, quant à lui, vous offre la possibilité d’acquérir de l’expérience professionnelle. Et quand vous avez de l’expérience les entreprises vous ouvrent plus facilement les portes. La gauche dit à qui veut l’entendre que le contrat première embauche va instaurer la précarité. C’est faux. Elle vous ment. Le CPE, ce n’est pas la précarité. La précarité est la situation actuelle. Et non l’inverse. Les syndicats se sont alliés à la gauche pour les mêmes raisons. Ils prétendent défendre vos intérêts, mais ne pensent qu’à eux. Aujourd’hui, dans les manifestations, on voit plus leurs banderoles et autres drapeaux les représentants, que leurs revendications. Etant donné que le nombre de syndiqués ne cesse de baisser, ils entrent en conflit, pour un oui et pour un non, face aux gouvernement afin de dire qu’il est le meilleur représentant de la cause salariale. En faite, ils se préoccupent peu de l’intérêt des salariés. La seule chose qui les intéressent est de voir leur nombre d’adhérent augmenté. Les syndicats sont seulement intéressés par leur représentativité au sein des entreprises. A part claquer la porte aux propositions gouvernementales, il ne sont bons à pas grand chose. Ils n’ont proposé aucun projet de substitution pour réduire le chômage qui touche les moins de 26 ans. Autre cas qui démontre l’égoïsme de la gauche et des syndicats, est celui de la contribution Delalande. En effet, le gouvernement a décidé de la supprimer et, de suite, le PS s’est insurgé contre cette décision. La contribution Delalande a été créée pour taxer les entreprises qui licenciaient les personnes âgées de plus de 55 ans. Résultat, les entreprises se sont mises à ne plus embaucher les personnes de plus de 50 ans car elles reviendraient par la suite trop chers à licencier. Résultat des courses, la France se retrouve avec le taux d’activité des plus de 50 ans le plus bas des pays développés. La sagesse veut que l’on supprime un impôt stupide qui fait plus de mal aux personnes de plus de 50 ans que de bien. Car cet impôt contraint ces personnes à l’inactivité. Ce qui est logique pour tout le monde ne l’est pas forcément pour la gauche.
Personnellement, je suis pour le CPE. Le gouvernement s’inspire de politiques menées dans d’autres pays et qui ont porté leurs fruits. Cependant, je pense que si l’on rend le travail plus flexible, il faut par conséquent protéger un peu plus la personne. Il faut augmenter la protection des personnes qui se retrouvent au chômage. Dominique De Villepin a déclaré vouloir s’inspirer du miracle danois ( voir article écrit sur le Danemark) qui a su faire reculer son taux de chômage en dessous des 5%. Je pense que la gauche ferait mieux de s’allier avec la droite pour mener une politique contre le chômage d’envergure au lieu de s’opposer à tout projet. Ils auraient pu faire comme au Danemark, rendre le marché du travail plus flexible tout en protégeant un peu plus les personnes se retrouvant au chômage. Au Danemark, un chômeur touche 90% de son dernier salaire dans la limite d’un plafond d’environ 2000 euros par mois. Il est suivi par des organismes compétents et doit respecter certaines règles s’il ne veut pas perdre ses allocations chômage. Si Dominique De Villepin veut gagner la bataille contre le chômage en s’inspirant du Danemark, il doit prendre en compte toutes les composantes qui ont fait que le miracle danois se produise. Et non pas seulement leur flexibilité.
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