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Suite à diverses questions, remarques et autres interrogations, je vais essayer de clarifier ma situation. Tout d’abord, je tiens à vous dire que je suis membre de l’UDF. Je me considère, personnellement, comme un centriste. J’ai une certaine tendance à me situer au centre droit. Cependant, cela ne m’empêche pas d’avoir des points communs avec le centre gauche, voire avec la gauche. Je ne souhaite pas me retrouver coincer dans telle catégorie ou dans telle autre. Je sais que cela est très français de donner une étiquette au gens. Dans ce cas, je souhaite être considéré comme un centriste.
Je vais essayer de vous expliquer très rapidement mon choix politique. Tout d’abord, je vais vous parler des raisons qui m’ont poussé à adhérer à l’UDF. Puis, je vais vous dire ce qui m’éloigne de l’idéologie des deux autres grands partis politiques français.
Il y a quelques années de ça, quand j’ai commençais à m’intéresser à la politique, je n’étais pas, et je ne suis toujours pas attiré par les extrêmes. Par conséquent il me restait que trois partis. L’UDF, l’UMP ou le PS. Si j’ai choisi ce parti, c’est parce qu’il est celui qui correspond le mieux avec mes idées. J’ai rejoint l’UDF car je pense qu’il est le parti politique le moins mauvais actuellement. En plus, l’UDF est le parti politique le plus européen des partis français. En effet, 76% des adhérents de l’UDF ont voté pour la constitution européenne. Ce parti a toujours soutenu la construction européenne. Je suis un européen dans l’âme et je suis convaincu que notre avenir sera européen. Notre futur passera obligatoirement par l’Union Européenne. L’UDF se bat également pour que l’être humain reste le centre de toute décision politique, économique et sociale. Les valeurs prônées par l’UDF m’ont séduites. Les socialistes n’ont pas le monopole du cœur. Le parti maintient la barre au centre. Il propose un programme réalisable et réaliste. Je tiens à vous préciser que ce n’est pas parce que j’ai adhéré à l’UDF, que j’adhère à 100% à leurs décisions. J’ai mon libre arbitre. Je soutiens François Bayrou. Je suis tout comme lui pour un parti centriste indépendant de toute autre formation politique. Cependant, je ne suis pas d’accord avec toutes leurs prises de décisions. Adhérer à un parti politique, c’est comme épouser une femme. Ce n’est pas parce que l’on aime que l’on partage forcément le même point de vue sur tout. Par exemple, je suis en désaccord avec monsieur Bayrou concernant la question Turque. Je pense, cependant, que les politiciens de l’Union Européenne doivent, à tout prix, engager la construction d’une Union Européenne politique avant d’envisager d’autres adhésions.
Je n’ai pas souhaité rejoindre le PS car leur idéologie n’est pas compatible avec la mienne. En plus de cela, je leur en veux pour ce qu’ils ont fait à la France. Avant leur arrivée au pouvoir, les caisses de la France étaient pleines. Valérie Giscard D’Estaing et Raymond Barre ont laissé aux socialistes un pays en bonne santé. On voit, aujourd’hui, que le traitement proposé par le parti socialiste a quasiment achevé le patient. Bien sûr, entre tant, le RPR puis l’UMP ont pris le pouvoir. Je leur en veux également. Mais pas pour les mêmes raisons. Je leur en veux pour leur lâcheté. Quand ils ont été au pouvoir ils n’ont pas eu le courage de prendre les mesures qui s’imposées par soucis de ménager leur électorat. Ils ont repoussé l’échéance le plus loin possible et maintenant la situation économique de la France devient préoccupante. Bien sûr, aujourd’hui, le gouvernement Villepin réagit et il était temps. Mais à l’heure actuelle, ils ont fait que les premiers pas nécessaires au redémarrage économique. Ce n’est pas suffisant pour relancer le pays sur une croissance économique durable. Il faut à tout pris continuer les efforts. C’est là que l’on se rend compte de la dangerosité du PS. Car dans leur motion de synthèse, ils veulent revenir à la situation de 2002. Ils veulent abroger la loi Fillon sur les retraites. Peu importe que le système soit à bout de souffle et que dans quelques années l’Etat soit dans l’incapacité de payer les retraites à ses retraités. Les entreprises demandent plus de souplesse, la gauche leur répondra avec un durcissement du code de travail. Que le chômage explose leur passe par-dessus la tête. Ils veulent également durcir la fiscalité. Peu importe que celle-ci entraîne les délocalisations. Dans leur synthèse, ils parlent de re-nationaliser les entreprises récemment privatisées. Selon le rapport Pébereau, la dette de la France a atteint les 2000 milliards d’euros. Où vont ils prendre l’argent pour effectuer ces rachats ? Ils le prendront en creusant un peu plus la dette publique du pays. Ils vont sacrifier les générations futures pour satisfaire celles du présent. L’argent dépensé dans le rachat de société serait mieux investi dans la construction de logement social ou dans la recherche. Mais non par pour eux. Socialiste ne rime pas forcément avec social. Lors de leur premier passage au pouvoir, ils ont mis la France à terre. S’ils reviennent, cette fois-ci, ils vont l’achever. C’est pour ça, qu’aujourd’hui, je ne peux pas adhérer à leur programme. Et quand on aime la France comme moi je l’aime, on ne peut pas les laisser faire. C’est pour ça que j’ai rejoint l’UDF car je pense, personnellement, que le parti est capable de relever les défis qui se présenteront à lui. Ces vingt dernières années, les politiques menées par les partis politiques de droite comme de gauche ont été un échec. Aujourd’hui, la situation est catastrophique. Notre modèle social fait plus de mal que de bien. Aujourd’hui, celui-ci produit un chômage de masse. Il met 10% de la population active au chômage, un quart des jeunes sans emploi. La France compte 11% de pauvres. La France à 1 million d'enfants pauvres, 3 millions de personnes sans soins, 2.6 millions de personnes qui ont besoin d'une aide alimentaire et un français sur cinq n'a aucune formation. Nous sommes dans un pays où même ceux qui sont issus des classes moyennes ont une fin de mois difficile. Le seul moyen de s’en sortir est de réformer notre système. Mais pour que cette réforme soit acceptée par tous les Français, il faut qu’elle soit juste et équitable. Une réforme engagée par UMP sera trop à droite. Une réforme engagée par le PS sera trop à gauche. Seul un parti centriste tel que l’UDF sera capable de proposer une réforme acceptée de tous.
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